L’Entreprise 2020 saura transcender la confiance

Pour fertiliser sa culture numérique, l’entreprise 2020 doit essaimer la confiance !

confiance-numeriqueLorsqu’en 2013 le CIGREF publiait son ouvrage « Entreprises & Culture Numérique », un chapitre était entièrement consacré à « la confiance, valeur centrale de la culture numérique ». Cette assertion prospective est encore plus vraie désormais, alors que la culture numérique commence à prendre racine, que les entreprises matérialisent effectivement cette mutation sociétale et l’obligation de transformation numérique qu’elle suppose.

Engagée dans la spirale de cette transformation, question de survie, l’entreprise doit faire face à de multiples sollicitations, hésitations, appréhensions… exacerbées par une littérature exponentielle l’enjoignant à une refondation tous azimuts ! Certes, il est urgent, pour l’entreprise qui souhaite faire encore partie du paysage économique en 2020, de prendre le train de la transformation numérique, mais peut-être pas sans prendre le temps de personnaliser sa destination et regarder l’itinéraire !

Transcender la confiance, le pré-requis fondamental pour structurer sa transformation numérique

Chaque entreprise possède sa propre culture. Embrasser la culture numérique ne suppose pas de faire table rase de toute culture d’entreprise, mais bien de réussir une hybridation permettant de maintenir, voire d’optimiser sa compétitivité sous ce nouveau climat numérique. La confiance est une valeur ancienne, parfois subliminale, au sein de laquelle se sont enracinées les relations clients et les ressources humaines de l’entreprise.

La culture numérique oblige désormais de faire sortir cette valeur fondamentale de ce stade subliminal, ou même basique, induite par les business modèles traditionnels de l’entreprise.

« La confiance est un pré-requis pour tous les acteurs de l’écosystème de l’entreprise. Elle suppose d’envisager a priori le point de vue de l’autre comme sincère et constructif, même s’il est en désaccord. Elle suppose de pouvoir travailler avec un acteur distant sans le connaître et sans jamais le rencontrer. Tout cela ne peut exister que si les acteurs projettent, l’un sur l’autre, un présupposé de bonne foi (la confiance au sens premier) dans la relation ».

Cette notion de « confiance étendue » n’est pas « naturelle » pour l’entreprise de l’ère industrielle. Elle doit le devenir pour l’Entreprise 2020 de l’ère numérique !

CIGREF-ebook-entreprises-culture-numeriqueDans son ouvrage « Entreprises & Culture Numérique », le CIGREF précise : « Dans le contexte de l’entreprise numérique, où de nombreuses activités s’effectuent en réseau, avec de nombreuses interactions indirectes et à des rythmes accélérés, la confiance apparaît comme un facteur essentiel du succès d’une équipe. La confiance est tout aussi importante que les objectifs assignés à l’équipe, car elle est le lien affectif et spontané permettant d’en connecter tous les membres. Elle constitue un mécanisme efficace pour créer des échanges directs, opérationnels et pour améliorer la cohésion de l’équipe. L’acteur de l’entreprise se reconnaissant comme membre « d’équipes étendues », contribue par là-même à l’enrichissement permanent de l’information et du savoir de l’entreprise. En instaurant des relations de confiance, les managers favorisent un fonctionnement responsable et autonome de leurs équipes ».

La confiance, valeur transverse au cœur des défis pour l’entreprise de 2020

Entreprise2020-CIGREFPlus récemment, le CIGREF revient sur cette notion de confiance comme valeur fondamentale en insistant sur la dimension collaborative indispensable au sein de l’entreprise, mais qui ne va pas de soi, notamment pour les premières lignes de management parfois désarmées par cette profonde transformation. Il en fait même un des neuf défis à relever pour l’Entreprise 2020. Or, le travail collaboratif peut-il se concevoir sans se fonder sur la confiance ?

Pascal Buffard, président du CIGREF, insiste encore : « Au CIGREF, nous sommes convaincus que penser la transition numérique de nos entreprises à 2020, c’est […] vouloir mobiliser les valeurs d’engagement, de coopération et de confiance ! ».

Un autre des défis pointés dans cet ouvrage implique de « multiplier les partenariats… seul on ne peut plus rien » en expliquant : « Établir la confiance : une relation partenariale repose toujours sur la confiance. Ainsi, il ne s’agit pas de « collaborer pour collaborer », mais de collaborer pour gagner ensemble, afin de créer des communautés qui engagent les clients et les collaborateurs ».

La confiance aussi pour faire fructifier « l’or noir » de la compétitivité : les données !

Cet autre défi pour l’entreprise 2020 « valoriser les données et créer la confiance » implique directement la valeur confiance !

La donnée est reconnue comme étant l’or noir de demain : « Cela impose aux entreprises d’être agiles pour valoriser et sécuriser cet actif stratégique ! Cloud et Big Data représentent l’opportunité de créer de nouveaux produits et services dans la plupart des secteurs économiques (santé, automobile, assurance…). Mais ils posent aussi la question cruciale de l’information et de sa protection ».

« Il faut créer les conditions de la confiance dans l’utilisation des données (et plus encore si elles sont collectées via des objets connectés) ; car il n’y a pas d’économie numérique sans confiance, et veiller à ce que les individus puisse s’approprier et gérer efficacement leur identité numérique ».

En corolaire à la confiance, l’entreprise doit penser à « garantir l’éthique : dans ses composantes juridique et sociétale, l’éthique doit être considérée comme un actif stratégique pour les entreprises ».

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